Expérience et éthique
C'est dans ces conditions difficiles, en mai 2000, que j'ai dû donner mes premiers soins Reiki quotidiens à son chevet, plus orientés vers l'acceptation et l'aide au passage que vers un véritable espoir de guérison.
Neufs ans auparavant, j'avais débuté une quête intérieure m'amenant à suivre diverses formations, en bioénergie, kinésiologie, Programmation Neuro Linguistique pour enfin aborder le Reiki.
Toute ces années de recherches mon apporté une bonne connaissance du milieu du développement personnel et bien évidemment, j'ai été confronté aux mêmes questions que se posent toutes les personnes ayant recours à ces techniques.
Existe-t-il quelque chose après la mort ? Qu'est-ce que la spiritualité ? Quelle différence entre le mental et l'esprit ? Qu'est que la synchronicité et d'où nous viennent ces innombrables signes que nous adresse la vie ? Peut-on communiquer avec l'au-delà ou encore d'où proviennent ces messages que je perçois lors d'une méditation ou d'un soin Reiki... ?
Chacun gère son cheminement en fonction de son niveau de conscience et chaque chemin, chaque expérience à sa propre valeur pour la personne qui le vie.
Bien trop souvent, au cours de ma route, j'ai rencontré des "Mâââîtres"
ou des professionnels de la VÉRITÉ, sans parler d'une nuée d'illuminés plus ou moins chaneliseurs qui ne sont jamais que des individus perdus dans leur propre cheminement et leur difficulté à faire le tri entre les constructions de leur égo et sans aucun doute, de véritables perceptions extrasensorielles.
Gardons à l'esprit que Mikao Usui lui-même partait du principe qu'une vie ne suffit pas à atteindre l'éveil et qu'il se considérait comme imparfait.
La pratique du Reiki ne requière pas la perfection. Elle est accessible à tous, pour notre plus grand bien.
Comme le répète souvent Nita Mocanu qui m'a initié au Reiki,
"ce qu'oublient trop souvent les praticiens Reiki, lorsqu'il donnent un soin, c'est de la fermer...".
C'est un point de vue que je partage pleinement et je lance ici un appel à tous les praticiens Reiki en leur rappelant leur devoir d'humilité et de réserve vis-à-vis de leur patients.
Nous sommes juste là pour transmettre une énergie. Pour la canaliser...
En aucun cas, nous ne devons formuler un diagnostic ou même un conseil. Il est effectivement indiscutable que lors d'un soin, il arrive fréquemment que nous puissions percevoir une information, un message relatif à la personne traitée mais qui peut dire quelle est notre part d'interprétation. Quel est réellement le rôle de notre égo, dans ces phénomènes ?
Je pense sincèrement que si un message perçu au cours d'un soin est juste, la personne traité recevra l'information de façon non verbale. Rappelons-nous que le verbe est nécessairement une construction mentale.
La pratique du Reiki nous impose un devoir de réserve, une éthique.
Une véritable écologie de la relation humaine.


